Alimentation, l’intolérance c’est tendance

Multiplication des logo free en ... pour répondre aux intolérances alimentaires

Comment expliquer notre état de santé : on n’a pas la pêche, jamais vraiment en forme, on ne dort pas bien, on digère mal, maux de têtes… Eurêka, j’ai trouvé la cause : c’est le gluten ! En voilà une excellente explication offerte sur un plateau et à la mode. Mais avant de se lancer dans la voie du sans gluten, il serait peut être nécessaire d’analyser avec recul nos habitudes alimentaires, nos addictions et notre hygiène de vie. Combien de personnes se sont découvertes « intolérantes au gluten » mais continuent de fumer, boire de l’alcool, ne pas faire d’effort physique… En voilà un bon bouc émissaire. Le chômage aussi c’est le gluten ?

J’arrête le gluten ou j’arrête de fumer ?

C’était pourtant difficile au début de cette « épidémie » pour dénicher des aliments free en gluten. Les pionniers de ce mouvement étaient de vrais héros. Apparemment c’était quand même plus facile que d’analyser son mode de vie et de s’interroger sur les changements nécessaires (ah les addictions). Aujourd’hui, il n’y a plus de mérite, l’industrie agroalimentaire s’est emparée de ce marché et propose de nombreux produits, ce qui représente un réel progrès pour les vrais intolérants (150 000 personnes en France) qui galéraient pour trouver des aliments adaptés.

L’intolérance alimentaire, c’est quoi ? C’est vague…

Les intolérances alimentaires seraient nombreuses et semblent se multiplier, la liste s’allonge chaque jour. Il faut bien distinguer les allergies des « intolérances ».

Les réactions allergiques sont immédiates et dangereuses (arachide, fruits à coques…). Il s’agit d’une réaction excessive de notre système immunitaire. L’origine de ces allergies peut être identifiée par des analyses sanguines.

Derrière le terme assez vague d’intolérance, il existe aussi des maladies réelles, handicapantes ou graves : maladie coeliaque, fructosémie… 

L’intolérances s’exprime par des symptômes divers : douleurs intestinales, rhumes à répétition, migraines, rhumatismes…du mal être en somme. L’intolérance alimentaire est une sensibilité anormale à un aliment ou un ingrédient habituellement toléré par la plupart des gens.  L'”intolérance” au gluten est la plus populaire actuellement, mais il y a aussi, le lactose (produits laitiers), le concombre, le fructose, le poivron, les épices, les œufs (blanc d’œuf en particulier)… Seul moyen pour en identifier l’origine (si elle est unique) supprimer l’aliment et juger des améliorations. Mais il faudrait aussi tenir compte des conséquences de ces changements d’habitudes alimentaires. Pour éviter le gluten, vous avez sans doute supprimer de votre alimentation beaucoup de produits industriels, vous cuisinez peut-être plus de produits frais, vous mangez plus de légumes de fruits…Bref, le gluten était-il vraiment en cause ? L’intolérance alimentaire existe-t’elle vraiment dans tous les cas ? Et si vous n’étiez pas intolérant au concombre mais que vous n’aimiez simplement pas ça ?

Elle a bon dos l’intolérance

Avant de se déclarer intolérant, soyons honnêtes pour reconnaître les défauts de notre alimentation et de notre hygiène de vie : les excès, les addictions, les carences… Avant d’accuser le gluten, essayer d’arrêter de fumer ou de faire plus d’exercice physique, de manger plus de légumes…Si ces habitudes vous sont indispensables, autant les assumer mais évitons d’avoir des attentes magiques et de détourner le problème. Sans compter que bannir un aliment de notre alimentation peut être un vrai casse-tête et une source supplémentaire de stress ! Évitons de succomber à la prochaine “intolérance tendance”.

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