Plus de bonheur au travail, après le CHO, le CHAT…

Des animaux dans les entreprises pour améliorer les conditions de travail et les résultats

Vous connaissez sans doute déjà le CHO, acronyme pour Chief Happiness Officer, une personne dédiée au bien-être des employés dans l’entreprise, mais connaissez vous le CHAT ? Non ce n’est pas un acronyme, et c’est bien de l’animal qu’il s’agit. Depuis 2010, les chats font leur apparition dans les entreprises, avec une fonction identique à celle du CHO, apporter du bien-être aux employés.

Des chiens, des oiseaux, des chèvres… mais surtout des chats

Tous les animaux « domestiques » peuvent bien entendu remplir cette fonction, mais le chat demande moins de soins qu’un chien qu’il faut promener régulièrement, il est plus affectueux qu’un poisson rouge et moins encombrant qu’un cheval… C’est donc le chat qui apparaît le plus approprié mais on évoque aussi des canaris, des chèvres, un coq … Depuis 2011, une entreprise japonaise (Ferray) emploie des matous issus d’un refuge pour améliorer l’ambiance du bureau. Le patron offre même une prime pour les employés qui adoptent un animal abandonné.
Cette tendance dépasse le cadre de l’entreprise, une députée milite en effet pour l’entrée d’animaux de compagnie à l’Assemblée Nationale.
Dans un article de 2013, la rédaction de rue 89 s’interroge sur l’accueil d’un chat dans leurs locaux. Pour faire le bon choix, ils établissent la balance des “pour” et des “contre”. Notons en particulier les principaux avantages retenus :

  • de la tendresse sur le lieu de travail,
  • du liant dans l’équipe,
  • moins de stress au bureau

Et les inconvénients :

  • source de saleté supplémentaire,
  • dégradation possible de documents ou du matériel de travail,
  • le bruit et l’odeur (souligné dans l’article).

Finalement, à la vue de la photo du candidat au poste, on ne peut que s’écrier « mwaaa trop mignon » et craquer. Nous recommandons cet article pour tous ceux qui s’interrogent sur l’adoption d’un auxiliaire de travail.

 

“Venez bosser avec votre animal de compagnie”

Une solution, à priori plus simple, est de permettre aux employés de venir sur le lieu de travail avec leur animal de compagnie. Chacun gère son animal et partage avec ses collègues un peu de sa présence bénéfique.  L’animal est un catalyseur social et facilite les contacts entre collègues.
Depuis septembre 2017, le groupe Purina, spécialiste de la nutrition des animaux de compagnie, a lancé une campagne ( Pets at work ) pour inciter à accueillir les chiens et chats des employés dans l’entreprise. Cette pratique est déjà courante dans les sociétés du groupe.

Une bonne étude scientifique pour vous conforter

Bien entendu, des études viennent conforter et promouvoir l’accueil d’animaux en entreprise. Des psychologues ont en effet montré les bienfaits de l’usage d’animaux pour soigner les troubles mentaux en particulier liés au stress. On parle de zoothérapie ou Thérapie Assistée par l’Animal. En entreprise, il n’est pas question de soigner mais de diminuer le stress. Alors à quand le MAA  : Management Assisté par l’Animal ?

Pour les entreprises, améliorer les résultats et communiquer

Pour l’entreprise, l’objectif principal du développement du bien-être est d’améliorer les résultats économiques. C’est aussi un sujet de communication pour promouvoir ou améliorer l’image de la société. Par exemple, la firme japonaise Oracle a créé un compte Instagram pour son chien mascotte qui a beaucoup de succès auprès de ses clients.

Un chat sur la table de ping-pong = une cerise sur le gâteau

La recherche du bien-être et du bonheur des employés dans l’entreprise est aujourd’hui très à la mode. Les sociétés rivalisent d’initiatives dans ce but : tables de ping-pong, massages, relaxation, salle de sieste… Mais les principales attentes des salariés pour se sentir bien au travail, portent sur :

  • la qualité des relations entre collègues,
  • une rémunération juste,
  • la reconnaissance du travail
  • l’équilibre vie privée/vie professionnelle.

Il faut espérer que ces points sont traités en priorité et que tout le reste n’est qu’une cerise sur le gâteau. Il est aussi  à craindre que toutes ces pratiques finissent par être des sources nouvelles de conflit au sein de l’entreprise ; quand le chat dormira dans le baby foot ou qu’il deviendra impossible de jouer au ping-pong à cause du chien qui aura croqué toutes les balles…

Gaston Lagaffe était un précurseur pour l’accueil d’animaux sur le lieu de travail ;  pas certain que cela ait eu des effets positifs sur le bien-être de ses collègues de bureau.

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