Éviter les excès alimentaires, votre corps vous parle !

Pour éviter les excès alimentaires, écoutez les bonnes voix dont celle de votre corps.

Les fêtes arrivent avec tous leurs excès, en particulier alimentaires. Rappelez-vous le 2 janvier 2016, comment vous sentiez-vous ? Quel était votre état général ? Lourd ballonné : « J’ai vraiment abusé, j’ai mangé comme un cochon, j’en peux plus.. L’année prochaine, je fais gaffe . ». Comment fait-on pour réaliser de tels excès aux dépends de notre bien-être ? Pourtant, de nombreux nutritionnistes insistent su le fait que notre corps nous envoie des messages et signaux pour nous dire stop ou … encore. Il faut être capable d’écouter son organisme, ce n’est pas toujours facile surtout si d’autres voix dominent : les « petites voix intérieures » et les voix de notre entourage.

Un équilibre difficile à maintenir

Bonne nouvelle, notre organisme est « programmé »pour se maintenir à l’équilibre. En cas de déséquilibre, des mécanismes de régulation se mettent en route. Certains ne sont pas perceptibles, d’autres font appel à notre conscience et réclament une action. Ainsi en cas de déshydratation, nous avons soif et quand nous manquons d’énergie, nous avons faim.

L’équilibre énergétique, voilà le nerf de la guerre. Nous sommes à l’équilibre quand notre alimentation compense les pertes énergétiques dues à notre activité physique sans engendrer de carences ni de réserves supérieures à celles nécessaires pour patienter jusqu’au prochain repas.

Bref, dans l’idéal, pour une situation normale (pas de maladie…), notre curseur est à l’équilibre (sans réserves et sans carences) et notre organisme nous informe des excès (positifs ou négatifs).
Après un excès ponctuel, il est possible de revenir assez facilement au point d’équilibre. Lorsque les excès se renouvellent sur une longue période, le curseur se décale. Le corps a « intégré» un nouveau point d ‘équilibre avec des réserves ou des manques. Il devient très difficile de revenir en arrière. Cela explique l’échec de nombreux régimes qui permettent de perdre rapidement du poids mais ne permettent pas d’établir un nouveau point d’équilibre. La reprise de poids est fréquente. Le curseur doit être repoussé progressivement pour mettre en place un nouvel équilibre.

Les nombreux systèmes de régulation de la faim

Quels sont les signaux à court terme pour éviter les excès ?

La faim est influencée par de nombreux paramètres à la fois quantitatif et qualitatif :

  • Avant même l’ingestion, le goût, l’odeur, l’expérience que nous avons de l’aliment proposé peuvent accentuer ou diminuer et même stopper la faim.
  • De même, de nombreux capteurs dans la bouche modifient notre faim en fonction du goût et de la texture de l’aliment. Si vous n’aimez pas l’aliment : vous êtes dégoûté, si vous l’appréciez, votre faim s’accentue. Mais bon, à ce stade vous n’avez encore rien avalé et n’avez fait encore aucun excès.
  • L’arrivée des aliments dans le tube digestif induit une diminution de la faim.
  • Dans l’estomac, des capteurs mécaniques sont sensibles au remplissage.
  • Au début de l’intestin grêle, des capteurs spécifiques des différents types de nutriments permettent d’informer sur la quantité et la qualité des aliments ingérés.
  • Le taux de sucre dans le sang est enfin un élément essentiel.
  • L’insuline, produite pour baisser le taux de sucre dans le sang, diminue la faim mais elle s’associe avec une diminution du taux de sucre dans le sang (stockage sous forme de glycogène) qui lui augmente l’appétit.

Les signaux sont nombreux et divers. Notre cerveau en fait la synthèse et nous informe quand le taux de remplissage est atteint en quantité et qualité.

Alors, pourquoi est-ce si difficile de s’arrêter de manger au bon moment ? Pourquoi regrettons-nous si souvent nos écarts ?

« Faites moins de bruit, j’écoute mon corps ! »

La difficulté est d’entendre ce message et de le comprendre. Il faut être attentif car de nombreux autres voix peuvent perturber sa réception.

Avant tout, il faut laisser le temps à ce message d’être émis. Si vous mangez en 5 minutes, il y a peu de chance que votre corps ait eu le temps de vous informer. Il faut en effet entre 15 et 30 minutes pour que les signaux de satiété débutent. Et voilà, une fois de plus nous allons vous recommander de manger lentement.

Il est prouvé que notre humeur influence notre faim et la qualité des aliments dont nous avons envie. Le sucre apporte une consolation en cas de tristesse ou de déprime. Bien sûr, nous savons qu’ il n’est pas très bon de céder à une fringale compulsive liée à une émotion. Il est préférable de boire un verre d’eau et d’essayer de changer d’humeur avant le repas (plus facile à dire qu’à faire).

Nous n’en avons pas forcément conscience mais nos petites voix du passé, notre éducation, ont aussi des répercussions sur notre manière actuelle de manger : l’habitude de repas à heure régulière (ou non), l’ambiance des repas, les « finis ton assiette », « mange ta soupe »…

Enfin, il y a les autres, « l’enfer » ! Et surtout le cuisinier : « Vous n’aimez pas ?», « vous en reprendrez bien un peu ? », « vous n’allez pas me laisser ce morceau ? »…Difficile au moment des fêtes, de repas conviviaux, de ne pas céder aux excès par plaisir ou par politesse.

« C’est pas gagné… »

Pas de recette pour éviter la surbouffe des fêtes. Essayer de prendre le temps et d’être attentif à vos sensations. Tous les repas ne sont pas des festins. Lâcher prise et profiter sont aussi bons pour le moral, mais pas trop longtemps. Vous pouvez aussi aller courir ou marcher tous les matins pour consommer les excès.

Pour vous aider, un petit coup de pouce Uptimoi pour aller mieux.
Béatrice de Reynal (nutritionniste) nous invite, entre autre,  à être davantage à l’écoute de notre corps, de ses envies et de ses besoins dans son livre : “Ouvrez l’œil avant d’ouvrir la bouche” (Edition Robert Laffont).

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